J’ai admiré un arbre levant ses bourgeons Aux prémisses des effluves du printemps Elles suintent leurs saveurs
couchées au vent Hommage mirifique annonçant la
bonne saison Aux amoureux enlacés aux douceurs d’un âtre
Les artistes déballent illuminés leur blanche toile Pour donner une vie printanière à ce monde Les pinceaux éveillés s’étirent bombés d’envie En sortant de ce fourreau froid, peignant la
survie Ils relèvent intéressés leur blonde
mèche ronde Pour absorber la touche colorée du
premier voile
On aperçoit au loin bien calfeutrées sur les rives L’enrubannement d’une seine encor empoussiérée Les premiers pas d’amoureux
escortent l’étreinte De ces amants oubliant les
heures d’une feinte Pour nous laisser croire que le jour ne se
repaît Que d’ espaces où la nuit vous
quitte à la dérive
Aux portes fermées de l’hiver ouvrant les petites rues Quand les ménagères parlent
nostalgiques de leur noël L’hiver c’était hier mais déjà à la lucarne le noël demain On raconte la neige pure comme se raconte le destin Des bonnes journées vives du bel
été sous les tonnelles On s’évade sur ce nouveau temps qui
paisible se mue
Sur le bords endimanchédes fleuris jardins publics Les petites têtes florales aux
pétales colorées savourent Les premières raies d’un radieux et étincelant soleil Illuminent les visages des promeneurs au songeur réveil Et leurs yeux intimidés par le nouvel azur s’ouvrent Aux nouvelles beautés de ces arc en
ciel chimériques
Les aînés retrouvent dans leur hardiesse la jeunesse Qui les avaient a la porte de
l’hiver au dedans livrés À la fenêtre close et silencieuse
d’où en ce jour soudain S’échappent mille et mille notes qui chantent le matin Elles accompagnent au dehors la
merveille des bouquets De ces senteurs inhalées au grand
air pur sans paresse
Les gonds de la grande porte de l’hiver disparugrincent Ils laissent pugnaces ouvrir le
battant fier sur le printemps Et les tendresses de la nature
envahissent fraîches les murs Que les arbres
habillent en verdure de leur neuve parure Le vert tendre s’échappe des allées
pour épouser le temps Il propose au poète médusé l’inspiration en vers de prince
:
la vie en chaque jour , racontée sous la forme poétique (la politique, la religion, les faits divers, les problémes sociaux, la justice, pour tout dire , tout ce qui touche à notre vie quotidienne)
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